Pratiques de culture exemplaires

Le cheminement du riz américain, de la semence à votre table :

Pratiques de culture exemplaires

La culture du riz

La riziculture en Amérique est aujourd’hui une science précise, un univers fait de matériel spécialisé, de lasers et d’ordinateurs. Aujourd’hui, les niveleuses-surfaceuses grattent et soulèvent la terre pour la mettre à niveau. Un solide matériel allège le travail de construction des champs, même ceux qui sont légèrement en pente, ce qui permet une submersion uniforme et un assèchement contrôlé. Des systèmes de guidage par rayons laser indiquent là où des levadons de maîtrise de l’eau doivent être placés.

Au début du printemps, des hectares de semences sont rapidement plantés à une profondeur exacte par des semoirs à grains ou jetés par avion au-dessus de champs secs ou submergés. La gravité guide l’eau fraîche, pompée depuis des puits profonds, des rivières adjacentes, des canaux ou des réservoirs afin que la profondeur de l’eau reste la même sur le champ, soit à deux ou trois pouces de hauteur pendant la saison de croissance. Et pour garantir une céréale saine et constante, des engrais sont envoyés depuis les airs.

Quand le riz est mûr, on assèche les champs. Des moissonneuses-batteuses de haute technologie coupent le riz, séparent le grain de la tige et le déversent dans des camions qui le transporteront aux séchoirs. Dans les grands établissements commerciaux ou les petites usines de séchage sur la ferme, un air chaud et sec pulsé enlève l’humidité du grain, jusqu’à ce qu’il soit suffisamment sec pour être entreposé. Une fois vendu, le riz est transporté dans une rizerie.

Pratiques de culture exemplaires

L’usinage du riz

Quand le riz arrive à l’usine, il passe à travers une série de machines à trier qui sépare les grains de tout débris. Le riz est alors prêt à entamer un voyage marqué par divers traitements.
Le riz paddy passe dans des décortiqueuses qui lui enlèvent la balle. Ce qui reste est le riz brun dont les couches de son entourent encore le grain. Les grains du riz brun sont blanchis par des machines qui frottent les grains ensemble sous pression. Ce frottement enlève la couche de son et laisse apparaître un riz blanc ou poli.

Certaines usines américaines produisent du riz étuvé, le préféré de ceux qui souhaitent que les grains soient bien séparés et fermes, une fois cuit. L’étuvage est un procédé de pression à la vapeur suivant lequel le riz paddy est trempé, cuit à la vapeur et séché avant d’être blanchi. Le riz blanc usiné, par excellence, consiste en des grains entiers, polis et propres. De nombreuses rizeries américaines utilisent des trieurs à laser qui recherchent les grains brisés ou décolorés et les séparent des grains de riz entiers.

La technologie a permis à l’industrie du riz aux É.-U. de produire, de manière constante, un produit de haute qualité. Le fait que les É.-U. soient l’un des plus importants exportateurs mondiaux de riz témoigne de son vaste pouvoir de séduction. Fait tout aussi important, près de 85 pour cent du riz consommé aux É.-U. est produit au sein de ses frontières.

L’anatomie du riz

L’anatomie du riz

Lorsque le riz arrive du champ, chaque grain est recouvert d’une enveloppe externe dure, la balle, qui doit être retirée. Sous cette belle se cache un grain entier nutritif qui peut être brun, rougeâtre ou même noir, selon la couleur des couches de son. Tout riz peut être consommé à cette étape, mais la plupart des riz sont soumis à un processus de traitement supplémentaire. Le son et le germe du grain de riz sont riches en vitamines et minéraux, en huile et en différents phytonutriments auxquels on attribue des vertus bénéfiques pour la santé. À cette étape, le riz est dit complet.

Lorsque le son et le germe sont retirés, il ne reste que l’albumen, le riz blanc que l’on consomme partout au monde.